Aller faire un Marathon (certes nouveau !) à Guécélard fallait oser car si je vous demande où se trouve cette petite ville de province (2987 âmes),peu ou pas de coureurs sauront me répondre.

Ce n’est pas faire injure aux très sympathiques habitants, mais il faut dire qu’en amont la publicité pour ce Marathon a été pour le moins minimaliste. Même Damien qui a un pote préparateur physique au Mans (20km) n’était pas au courant c’est dire !

Malgré tout, c’est là que j’ai décidé de sévir en ce dimanche 29 Octobre de l’an de grâce 2017. Je me veux volontairement humoristique car à part la magnifique église Notre Dame de la Nativité (qui date quand même de 1230 même si au départ elle n’était qu’une simple chapelle), j’ai beau chercher, il n’y a pas grand chose.

Par contre, Guécélard a une grande force sur laquelle les organisations locales peuvent s’appuyer : le tissu associatif. Pas moins de 23 associations en tout genre la compose dont la plus importante (et celle qui nous intéresse aujourd’hui) à savoir le comité des fêtes qui organise ici son premier FES (Festival Endurance Shop) du nom du magasin Manceau.

250 bénévoles, 7 épreuves au programme : une course pour les enfants, une pour les familles, une marche nordique, un 10km, un Semi, une randonnée pédestre et bien sûr le Marathon pour 1429 inscrits !

Parmi eux, il y en avait 259 sur Marathon (à l’avance sans compter ceux qui se sont inscrit sur place) pour…250 médailles commandées !

Heureusement, les saints de l’église ont fait leur devoir puisqu’il n’y a eu que…233 arrivants ouf.

En lisant ces quelques lignes, vous devez vous dire que finalement rien n’a été bien et que tout était critiquable, et bien non même si le côté dirigiste de certaines personnes gagnerait à être un peu assoupli surtout vis-à-vis de personne comme quoi qui viennent avant tout pour se faire plaisir.

Des choses positives, il y en a eu et pas mal à commencer par l’accueil hors normes que nous avons eu de la part de Pascal et de toute sa famille qui nous a mitonné une superbe soirée que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

Un logement hors normes dans un camping-car d’exception,

Un repas en famille comme si nous en faisions partie,

Des attentions de chaque instant pour savoir si tout se passait bien pour nous.

Mais revenons à ce qui nous amène dans cet article : mon 24éme Marathon de l’année !

Déjà, sur les 259 coureurs, il y a énormément de copains. Que ce soient les CLM, les Kékés et autres Agités, ce sont environ 30 coureurs qui se sont déplacés pour cette grande première.

De gros moyens sont mis en place avec un très grand village, un gymnase complément dédié aux coureurs avec en plus des masseurs et des kinés pour l’après course, une restauration haut de gamme composée de produits locaux, le tout pour un budget approchant les 60.000€ !

Question organisation, ils ont mis les petits plats dans les grands il n’y a rien à dire là dessus.

Le départ est donné à 10h ce qui fait quand même tard d’autant plus que l’on vient juste de changer d’heure. Le parcours est composé de deux boucles identiques alternant routes et chemins. Un circuit bucolique sans beaucoup de dénivelé si ce n’est une ou deux petites côtelettes qui vont bien faire mal au 2éme tour.

Des meneurs d’allure ont étés mis en place (identifiables par un maillot vert avec le temps indiqué derrière comme ici Gilbert alias « Jésus » qui mènera l’allure des 4h30, du moins pendant un temps. Malheureusement, ils n’ont pas étés très fiables comme le mien qui menait pour 3h45’avec un premier Semi en 1h50′ et le 2éme qui la emmené bien au delà des 3h50′. Difficile de leur en vouloir malgré tout puisqu’ils ont fait le job au pied levé et ça mérite d’être souligné.

De mon côté, je ne m’occupe pas de ce genre de préoccupation car pour pouvoir enchaîner comme je le fais, je pars sur les bases de 4h au départ et après au fil de la course je vois comment cela se passe et surtout comment je me sens. Par contre, je pars toujours devant le meneur car vu le monde qui se colle à chaque fois autour de lui, il est quasiment impossible de courir sereinement sans prendre le risque de tomber.

Je ne me vois vraiment pas le faire car je ne supporterai pas de voir tous ces coureurs qui se sentent obligés d’être eu plus près de peur de laisser quelques mètres sans penser pouvoir les reprendre ensuite.

Le temps est vraiment idéal pour courir même si la météo annonce quelques ondées en fin de matinée. Je suis bien, le Marathon de Rennes n’a pas laissé de traces et le parcours permet de ne pas s’endormir avec beaucoup de variation. Je discute avec les Néo Marathoniens du jour qui se lancent dans la grande aventure. Je suis fasciné de voir qu’à chaque Marathon, il y ai encore et encore des nouveaux coureurs qui se lancent.

Dans un bon jour, je rattrape le meneur 3h45′ à ma grande surprise au Semi passé en 1h50′!

Si le Semi, parti à 10h30 et le 10km parti à 11h nous rejoindre sur le parcours, nous nous retrouvons complètement seuls au moment d’attaquer la 2éme boucle. Je pense qu’il aurait été plus judicieux de faire partir le Marathon plus tôt pour que nous puissions profiter nous aussi du public.

De longues lignes droites arrosées de plus en fin de parcours rendent les derniers kms aussi tristes que monotones. Je finis quand même très bien en 3h46′ (2éme chrono de l’année!) avec un speaker fasciné par ma belle tenue rose.

Une belle médaille et une dotation sympa :


24éme Opus de l’année et 86éme au total, RDV maintenant au Beaujolais pour profiter enfin de la fête.

Concernant cette nouvelle épreuve, si je devais distribuer les bons et les mauvais points, je dirais :

Les + : une organisation sans failles avec des bénévoles au top du top, un superbe accueil et de belles prestations

Les – : un organisateur un peu trop shérif, un départ trop tardif et SURTOUT des récompenses absentes pour les catégories (le 1er aurait suffit!), une différence de traitement entre les hommes et les femmes qui ne devrait plus exister mais qui malheureusement perdure dans beaucoup d’endroits comme ici où il est toujours facile de s’excuser après.

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