Quand on vit et qu’on partage un week end aussi fou, le plus difficile c’est de savoir par où commencer pour le

raconter.

J’ai reçu par mail, l’invitation par l’agence 187.com quelques jours avant que

l’évènement ne se déroule. Il s’agissait de constituer une équipe de 8 coureurs pour une sorte de road trip avec un

Van comme seul hébergement pendant tout le parcours que je n’imaginais pas du tout aussi long.

Le concept était de courir 228kms de Paris à Cabourg à l’aide d’un road book au milieu de coéquipiers que je ne

connaissais ni d’Eve ni d’Adam!

Accompagné de Béatrice, je rejoindrais mon pote Mickaël de Wondertrail qui

allait assurer une couverture photo de grande qualité comme il en a très souvent l’habitude. C’est d’ailleurs comme

ça que je l’ai rencontré sur un reportage photo où il m’a donné beaucoup de conseils précieux pour progresser.

Toutes les photos de cet article siglées « Wondertrail » sont de lui.

Direction Versailles pour la perception du paquetage mais aussi pour faire connaissance du reste de notre équipe à

savoir :

Julien et Laurence (cestbiendetrebien), les Instagrameurs Mat et Myriam

qui cumulent près de 50.000 followers à eux deux! et enfin Marion de Wondertrail

aussi qui ménera la joyeuse bande de drilles tout au long de cette route plutôt buccolique.

Tout d’abord voici THE Van dégoté par Marion sur le site partenaire de la course : Drivy!

Bon l’idée de départ, pourtant assez originale et sympa, de la décorer avec des feutres s’avérera vite une Grosse

C…… mais nous en reparlerons plus tard. En attendant, voici notre Team au nom prédestiné : Les Pas Prévus!

 

Une sacrée belle équipe qui va passer 24h ou presque dans une voiture sympa

Grâce à Julien et Accessoires Running, nous allons

pouvoir avoir une dotation complémentaire à celle de la course qui était sommes toutes minimaliste avec de l’eau, un

plat cuisiné, une pomme, des chips et quelques goodies.

Il y avait aussi des lacets Xtenex qu’ils faut d’abord mettre, ce qui n’est pas forcément chose aisée sous l’oeil

avisé de notre professeur du jour.

Après tous ces préparatifs, vint le temps des premiers départ accompagnés de groupes tous aussi allumés les uns que

les autres générant de belles couleurs pour les photos.

.

 

 

 

 

 

 

13h38 : il est grand temps de partir pour cette grande et belle aventure,

Le premier relais sera assuré par Julien qui ne tient plus en place et qui vraiment besoin de lâcher les chevaux!

11kms qui finalement n’en feront que … 9,6! Il est prévu que je fasse le 8éme et dernier de cette première phase

sachant que nous devrions en faire 3 ou 4 pour compléter les 228 kms du parcours.

Il fait tellement chaud à cette heure que je suis bien content de ne pas être sur la route en feu.

48′ à peine plus loin, c’est maintenant à Myriam de rentrer dans la danse. Mal habituée aux balisages type trail,

elle va faire 2 kms de plus avant de retrouver la bonne route. C’est le métier qui rentre!

Au tour de Mat de se lancer pour son premier run qui va lui permettre de lâcher les chevaux après sa belle.

Le temps passe trop vite et les relais s’enchaînent comme autant de morceaux de bonheur car une vraie complicité est

en train de s’instaurer entres nous qui n’avions pourtant pas grand chose en commun au départ.

Chaque changement de relais est appelé « Gate », il y en aura 28 tout au long du parcours.

Des petits juste pour l’eau qui n’en pas toujours présente sauf dans un cimetière, dans une cour mais souvent nulle

part au point d’être obligés d’abreuver nous même les bénévoles!

Des plus grands, avec un peu plus de choses, mais ce sont souvent les communes et les mairies qui sont là pour

remplacer les manques de l’organisation. Heureusement, il y a beaucoup de points positifs, mais là encore nous y

reviendrons dans le bilan final.

C’est maintenant à Béatrice de partir malgré les restes de son 177 kms de l’Ultra Marin la semaine dernière.

Inutile, il me semble, de rajouter quoi que ce soit en commentaire tellement la joie des uns et des autres est de

plus en plus communicative.

C’est au tour de Laurence de se lancer dans l’aventure avec son beau maillot des « Free Runners » de mon pote Pascal

Sylvestre.

Place maintenant au 6 éme membre de l’équipe qui commençait lui aussi à s’impatienter, j’ai nommé Micke!

Malgré la chaleur qui s’accumule et les kms qui défilent, l’équipe reste soudée et remplie de bonne humeur.

Une équipe est né : Les Pas Prévus, une bande de copains qui commence à s’apprécier franchement. A toi Marion de te

lancer à ton tour pour participer à la fête.

Toute l’équipe se motive doucement mais sûrement pour remonter dans le classement au fur et à mesure que la nuit

approche. L’expérience par rapport aux Team des « petits jeunes foufous » commence à payer. Il est grand temps pour

moi d’y aller. Faut dire que j’avais vraiment hâte de courir mes 8 kms sur un parcours qui sera quasiment sur le

bord de la Nationale du coin pas mal fréquentée en cette fin de soirée. Une simple montée d’environ 1 km sera la

seule vraie « difficulté »!

Je suis boosté à fond même si ma condition physique du moment ne me permet pas non plus d’exploser les compteurs

mais l’essentiel reste le plaisir d’autant plus que le Van et les copains m’encouragent et m’attendent sur le

parcours, le TOP!

Dernier relais avant que Myriam n’entame le 2éme tour  avec encore plus d’envie qu’après son 1er Run!

Julien part à son tour le couteau entre les dents pour rejoindre une nouvelle fois des coureurs partis longtemps

avant nous. C’est le compétiteur de l’équipe même si là il donne beaucoup plus que son organisme semble vouloir.

La nuit commence à tomber lentement mais sûrement avant que Mat entame quasiment la dernière portion de jour. Il va

faire une rencontre plutôt insolite avec 2 blaireaux courant devant lui, ce qui lui a causé une belle frayeur.

 

Pendant son run nous rencontrons des supporters dans le jardin de leur maison bien contents qu’une Team prenne

autant le temps de s’arrêter pour boire et partager un peu avec eux!

La nuit est tombée maintenant et pour bien débuter les filles s’élancent en binôme avec Béatrice et Laurence.

La nuit est chaude, Elle est sauva-age, La nuit est belle pour ses otages…

La nuit c’est vraiment mon trip! Combien de fois j’ai couru dans le noir total quand je préparais la SaintéLyon au

risque de tomber dans un ravin d’ailleurs. J’adore ces sensations de calme, de silence et de monde parallèle. J’ai

eu la chance de faire le relais le plus long (15,5kms) que j’ai finalement trouvé trop court sans prétentions mais

avec bonheur intense.

Superbe photo de Vincent Lyky de Jogging International!

Visages de nuit…

Les gates ne sont pas désert loin de là, les bénévoles ravis sont présents et au petits soins pour les coureurs

malgré l’heure avancée. Il faut quand même faire très attention aux voitures surtout tôt le matin quand les gens

rentrent de soirée plus ou moins fatigués. Chacun sa route, chacun son chemin avant que le jour se lève…

La fatigue se fait doucement sentir et il faut prendre des forces pour continuer notre route.

2éme nuit complète dehors après l’Ultra Marin de la semaine d’avant. Je suis fasciné par la faculté de récupération

de Béatrice! Il reste malgré tout encore pas mal de bornes avant d’arriver à bon port, celui de Cabourg!

Ce dernier relais solo pour moi a fait mal, très mal avec une p….. de côte de près de 2kms vraiment hard!

Même si les jambes sont lourdes, pas question d’arrêter notre ascension vers les sommets, d’autant plus que Mat nous

met un peu de pression en annonçant que les barrières horaires se rapprochent. Bon il nous reste quand près d’une

heure d’avance et même si bon nombre d’équipes sont arrêtées, nous sommes à l’abri d’une mauvaise surprise sauf

accident grave!

Partout, nous sommes super accueillis avec notamment les petites mairies typiques de la région où les Maires nous

ouvrent leurs portes en nous offrant le café ou la bière.

Petit clin d’oeil à mon beau département Creusois.

Le dernier relais en solo est pris à 8 kms de l’arrivée par Marion, notre capitaine de route avant que tous ensemble

nous la rejoignions pour le dernier km en bord de plage.

Julien se fait l’interprète de notre arrivée en fanfare tout à fait dans l’esprit de folie de cette course.

Dès lors tout est fait par l’organisation pour que la récup se passe dans la joie et la bonne humeur totale, avec :

 

Repas, brochettes et merguez

 

Une bonne table qui pour nous sera privative et ombragée

 

Des jolies Kinés rien que pour nous!

 

Une bonne et belle baignade dans une eau à température idéale.

De très belles médailles en forme de puzzle

 

Une très belle aventure qui se termine mais une belle équipe de copains est né!

La vidéo de C’est bien d’être bien qui résume bien en images tout ce qui a été dit ici.

                          

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