C’est ce qu’on appelle un bouffeur de bitûme (Route, trail, Sable, neige…) mais c’est aussi un sage bien conscient de certaines valeurs à défendre : voici Jean Luc!

Tout d’abord, « petite » présentation?
Lulultrix** depuis que je me suis égaré sur les routes de la Transe Gaule 😉 sinon Jean-Luc, 46 piges, massothérapeute, coach et journaliste !

Comment en es tu venu à la course à pied?
En regardant TF1 en avril 2004 ! Images du Marathon Des Sables. Ca a fait tilt et je me suis dit : l’année prochaine je le fais ! et j’ai commencé à courir… Auparavant j’ai toujours fait du sport, handball, tennis, badminton (20 ans) et une saison de triathlon en 2004.

Qu’est ce qui t’as motivé à choisir l’ultra et les longues distances ?
TF1 ! et la rencontre avec les ultras suisses de retour du Marathon Des Sables 2004. L’émotion, le partage et le jusqu’au-boutisme. Je trouve si beau quand un sport soliTaire peut devenir soliDaire, comme en parlait Catherine Poletti lors de l’édition 2005 de l’UTMB.

Comment choisis tu tes courses?
En fonction du coeur, des copains ultras et de la géographie.

Suis tu des plans d’entraînement spécifiques?
Au début oui, puis avec le temps et la connaissance de mon corps et de mon psychisme en course, de moins en moins, voir quasi plus maintenant. Avec l’expérience que j’ai acquise au fil des années et de plus de 100 courses supérieures à 42km, je suis parvenu à connaître mon corps et à ne pas lui demander plus que ce qu’il peut me donner à chaque instant.

Comment concilies tu ta vie familiale avec la CAP?
Assez facilement, il suffit de consacrer la place raisonnable à chaque chose en fonction de l’environnement humain et professionnel. Encore une fois, bien se connaître constitue un avantage précieux.

Où se trouve ton parcours préféré pour courir ?
Très variable selon l’humeur. Actuellement c’est plutôt route. Mais ce fût presque uniquement du trail pendant quelques années.

Tu préfères courir en club ou seul dans ton coin?
Très clairement dans mon coin, ou avec des potes ultras éventuellement. Mais pas en club, où trop souvent selon mon goût la priorité est au chrono.

Quel est ton plus grand souvenir de coureur ?
ô la la, difficile. Les émotions sont là à chaque fois que je franchis une ligne d’arrivée, a fortiori quand il s’agit d’un gros truc. Un marathon ne me fait pas vibrer comme un ultra, car il s’agit d’une course d’un jour, comme un 100km d’ailleurs, même si c’est un long jour !

Ta 1ère course c’était où et à quelle occasion?
Marathon de Lausanne, fin octobre 2004. Je n’avais pas prévu de le faire. Je me préparais pour le Marathon des Sables et un ami triathlète m’a dit : « Mais tu ne vas quand même pas aller là-bas sans courir un marathon avant ?! ». Je lui ai dit : « ah bon ». Alors je me suis inscrit et cela c’est très bien passé.

Tu fais d’autres sports?, si oui tu préfères quoi?
Encore un peu de badminton mais c’est anecdotique. Du ski de fond l’hiver ! de plus en plus. Ca me plait énormément. Sinon pas mal de vélo de route aussi.

As tu un modèle de sportif et pourquoi lui ou elle?
Plusieurs… difficile à dire. Je suis toujours admiratif des longues carrières de très haut niveau : Didier Cuche, Sergei Bubka en son temps,

As-tu un objet essentiel ou un porte bonheur ?
Non pas vraiment.

Un conseil pour ceux qui débutent ?
Suivez vos émotions et apprenez à bien vous gérer. Et quelque chose de très important : le plus n’est pas le mieux. Au niveau de l’entraînement j’entends. Car au niveau course 😉 ! Mais le corps a besoin de se régénérer parfois et il faut bien le connaître, lui donner ce dont il a besoin et ne pas lui demander ce qu’il ne peut pas donner.

Quel est ton rêve ou la course mythique à laquelle tu rêves de participer et pourquoi ?
La Badwater car j’y suis allé et me suis cassé le nez (perte de connaissance et déshydratation très sévère). Sinon la Barkley du fait de son inaccessibilité ! Mais on peut tout imaginer, des trucs off de folie…

Quelle est ta performance dont tu es le plus fier?
Ouf… Toujours très satisfait de finir une course. Transe Gaule, UTMB, Marathon Des Sables, Templiers,… Honnêtement elles étaient toutes belles. Et même le fait d’être sélectionné à la Badwater, de m’y préparer, de prendre le départ avec toutes ces légendes fût une fierté, même si…

Quel regard portes tu sur les courses d’aujourd’hui?
Emerveillé. Elles sont toutes fascinantes et peuvent plus ou moins correspondre à ton feeling du moment. Mais définitivement je suis très attiré par les communautés où l’esprit ultra règne, dans lesquelles on parle émotions, partage, ressentis dans son corps et son esprit. Les coureurs qui me branchent chrono assez rapidement ne m’intéressent que modérément.

Que t’apporte le côté organisateur de courses?
Le partage. J’aimerais transmettre les émotions que j’ai vécues sur le parcours de la corse que j’organise dès 2013. C’est un peu chez moi désormais. Le Lac Léman est magnifique. Son tour aussi. Je le connais par coeur : en vélo, en moto, en running 1 fois en non stop, 1 fois en 3 jours à raison de 60km quotidien. Alors RDV en septembre 2013 ! Ce sera magnifique. Des infos sont déjà sur http://lulu4you.blogvie.com/category/ultratour-du-leman et sur http://www.facebook.com/events/396623707019093

Ton prochain objectif c’est quoi et où?
Le gros 2012 c’est la Nove Colli en Italie. Puis l’Etoile Savoyarde de mes amis et frères Codet. Il y aura aussi quelques marathons. Je suis en attente également du feu vert d’Anne Valéro car j’aimerais aller partager en étant meneur d’allure aux 100km de Millau.

Si tu ne courais pas, tu ferais quoi?
Je courrais :-D, je skierais, je roulerais… like a hobo de toutes façons.

La question qui tue :
« t’as fait combien ? »…. ça m’insupporte, en vrai 😀 !

Le ski ou le trail?
Les 2 mon capitaine ! actuellement, plutôt ski… de fond. Mais je reviendrai sur le trail, car certaines courses me font triper.