Affiche 2013

MDP13Parcours

3h14′, le chrono est flatteur, mais ne vous y trompez pas, ce Marathon n’a pas été une grande réussite pour moi !

5h00 : le réveil sonne. A l’ancienne, comme à chaque fois lors de mes 27 Marathons, il faut que j’ai fini de digérer 3h avant. Pas question ici de Gatosport ou autre produit chimique, tartines de confiture et jus d’orange sont la règle.

Dehors il fait froid, le thermomètre annonce un -1° qui ne me fait pas du tout rire, moi qui n’est pas très envie d’aller courir un Marathon.
En attendant de partir, je tourne, je vire comme un cochon malade, me posant mille questions sur l’utilité d’en être encore une fois. Il faut dire que les entraînements Marathon me gavent de plus en plus au point de se demander si ça vaut encore le coup de mobiliser autant de temps et d’énergie pour des chronos de plus en plus « mauvais » et surtout éloignés de ce que je rêverai de faire.

Heureusement, j’ai pu cette fois, rencontrer des gens formidables grâce à la Dream Team Runners.fr, qui a demontré encore que le Marathon pouvait réunir des personnes de tous horizons professionnels et personnels pour en faire une équipe soudée et fière de sa propre réussite bien sûr mais aussi celles des autres.

6h45 : il est temps de partir !

Je gratte le pare brise de la voiture, l’hiver ayant décidé de se prolonger encore et encore cette année !

J’ai froid, j’ai pas envie, il ne manque pas grand chose pour que je fasse demi tour mais bon quand faut y aller…

RER Val de Fontenay, je suis quasiment le seul coureur quand j’arrive avant que quelques groupes arrivent et me confirme que c’est bien aujourd’hui qu’il faut y aller !

Dans la rame, beaucoup de concentration des uns et des autres et malgré quelques rares plaisanteries je sens bien qu’il y a de l’inquiétude déjà un peu partout autour de moi.

Charles De Gaulle Etoile 7h45′, il fait toujours aussi froid et le vent qui s’engouffre dans les escaliers du métro vous donne l’envie de faire demi-tour.

Dream Team Runners.fr

L’équipe de runners.fr est déjà presque au grand complet. Les sourires complices sont moins marqués que d’habitude, la pression monte surtout pour ceux et celles qui vont connaître là leur 1er Marathon.

L’équipe de M6 qui suit Cassandre et Leslie dans leurs préparation arrive à son tour et j’ai droit à une belle présentation de la part de mon Américaine préférée. Pas démonté le type, il explique que le rose n’est pas uniquement réservé aux filles et qu’il fallait aussi assumer ses choix !
Une photo de groupe puis deux et il est déjà de se hâter pour emmener nos sacs à la consigne qui est loin, bien loin, à tel point que quand j’arrive dans mon SAS en bas des Champs Elysées, il est en train de se refermer derrière moi !

Un peu idiot à mon goût cette idée de vouloir fermer l’accès aux Marathoniens qui sont un peu en retard non ?

Quelques têtes connues sont avec moi : Philippe alias « Jahom » très concentré et inquiet dans son objectif de moins de 3h, Jean Pierre alias « Jean Pierre Run Run » plus serein mais dans le même but. Je me suis mis dans le SAS rouge tout en sachant bien que le niveau est bien trop haut pour moi surtout avec aussi peu de préparation. Moins de 3h10′ me comblerait amplement.

Top départ des handisports puis des Elites, puis comme nous sommes séparés en 2 vagues, notre tour arrive 1’30 après le starter officiel.

Ca y est c’est parti!Je me méfie de ce début de parcours très roulant du fait de la légère descente vers la Concorde, je suis vite rejoint par mon pote Thierry qui vient lui de Beaucaire pour taquiner les 3h05 voire plus si affinités.

Petit passage rapide devant les caméras de France 3, cool on me voit bien après 18’16 »;-) ici

Déjà, les sensations sont mauvaises, et je fais surtout gaffe à ne pas prendre un plot ou un trottoir très nombreux à cet endroit.
Pas de gêne, ça va vite mais il y a de la place pour courir sans bousculade, je prends mon rythme rapidement (base 4’23 ») sans être très convaincu pour la suite.
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Beaucoup de monde certes, mais l’ambiance est presque silencieuse, bien loin de celle que j’ai connu outre Atlantique. Heureusement, certains spectateurs sont très motivés et essayent tant bien que mal d’entraîner les autres.

J’aime bien cette première partie jusqu’au 10éme km environ qui sont les seuls qui montrent vraiment que le Marathon se courre à PARIS, le reste étant dans le Bois de VINCENNES ou sur les quais de Seine, pas de quoi faire rêver les touristes !

Le summum étant la Place de La Bastille que nous allons prendre dans les 2 sens et qui est toujours noire de monde, si c’était partout comme ça, ce serait grandiose !

Objectif 1h32′ au 1er Semi (puis 1h37’30 au 2éme), c’est ça ma feuille de route mais là je me demande bien comment je vais faire pour y arriver, histoire de ne pas être trop ridicule.

Je me dois aussi de remercier GU qui m’a fait gagner ce dossard sans lequel je n’aurai pas fait ce Marathon et connu les entraînements de Runners.fr.

Quand je regarde mon Garmin et que je le compare à mes impressions du jour, je me dis qu’il y a quelque chose qui cloche quelque part !
5éme, 10éme, 15éme, je reste dans les clous !

Grand moment de plaisir et de rigolade pour bien me remonter le moral quand je passe devant le stand de mes ami(e)s de courirlemonde. De la folie pure ! Mes potes Basilio et Zeclown s’offriront même le plaisir de courir devant les Kényans et de se montrer en plein direct : Enormissime !!!

1h32’05 au Semi, un vrai coucou Suisse même si là il commence à avoir de sérieux ratés !
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Je ne me régale pas du tout et j’essaye de me raccrocher aux différents spectacles et spectateurs pour pouvoir au moins profiter du truc.
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Les quais avec leurs enchaînements de montées, descentes, tunnels, sont vraiment les pires endroits du parcours même si il y a énormément de monde surtout sur les ponts qui enjambent la route.

Tout va commencer à vraiment se dégrader au 31éme pour un 1er arrêt au 33éme !

J’en ai marre vraiment, à ce moment là j’ai vraiment envie de tout envoyer paître et d’aller me recoucher vite fait, bien fait !
Heureusement, Fred BROSSARD passe à ce moment là et trouve les mots qu’il faut pour me faire repartir.

J’ai des jambes de bois et un moral proche du néant mais je repars tant bien que mal pour m’arrêter une nouvelle fois au 35éme puis aux 37éme et 40éme !

C’est dur mais il faut absolument aller chercher cette 28éme médaille, et puis ce serait vraiment c.. de lâcher à si près du but.
La fin est en descente heureusement et je rassemble mes dernières forces pour finir en 3h13’59 finalement pas si loin que ça !

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Je ne peux m’empêcher de lâcher quelques larmes de fatigue, de lassitude ou de je ne sais pas quoi.

Les bénévoles ont le petit mot gentil au moment de te donner la médaille, le tee-shirt ou encore le poncho qui va bien ce qui me fait dire que finalement ça valait le coup d’arriver non ?

Pascal, le boss de runners vient me féliciter et me faire la bise mais ma plus belle récompense viendra de ma chérie qui était là pour moi à l’arrivée et ça vaut bien tous les efforts du Monde !

Les vidéos de mes différents passages : ici

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