Une globe trotter passionnée voici Stéphanie.

Tout d’abord, « petite » présentation :
Bonjour, je me présente, Stéphanie Lefèvre, 37 ans (déjà, zut !), mère de 2 enfants (et ça suffit). Je ne travaille pas, je suis mère au foyer, car nous avons la particularité au sein de ma famille, de bouger beaucoup. Donc après 11 ans dans les Caraïbes, nous sommes arrivés sur la Vendée. Le sport en général fait partie de
ma vie, et tous les jours.

Comment en es tu venue à la course à pied?
Je cours depuis l’âge de 16 ans, mais je courais que de temps en temps à cette époque. Puis vers 20 ans, je m’y suis mise assidument, pour entretenir mon poids, comme la plupart de jeunes filles, cela n’avait pour but, que l’apparence. Puis la « drogue de la course » s’est emparée de moi.

Qu’est ce qui t’as motivée à choisir ce sport plutôt qu’un autre ?
L’apparence physique donc comme je disais plus haut, puis le dépassement de soi, et surtout le fait que ce sport se pratique n’importe où, surtout quant on voyage beaucoup cela aide.

Comment choisis tu tes courses?
Au feeling, selon ma forme, et mes envies. Je n’aime pas les contraintes, je veux décider moi même, comme ça si cela n’a pas fonctionné, je m’en prends qu’à moi. Parfois, je peux rester longtemps sans participer à des courses, et parfois
j’enchaîne. Cela dépend aussi des lieux où je vis…

Suis tu des plans d’entraînement spécifiques?
Jusqu’à fin 2011, jamais. Puis, mon futur défi, étant important pour moi, j’ai décidé de suivre un plan, mais j’ai beaucoup de mal. Car je préfère courir par plaisir et pas avec des contraintes. Et là j’ai plus l’impression que cela devient une obligation, tel jour faut faire ça, et j’aime pas !

Comment concilies tu ta vie familiale avec la CAP?
Facile, je suis une lève tôt. Donc, debout tous les matins de l’année, à 5h (sans réveil, ce qui arrange les oreilles de mon époux) juste le temps de m’habiller et d’avaler un verre d’eau, et voilà que je me mets au gainage, vélo d’échauffement, et je pars courir entre 6h et 6h30. Il est rare que je cours l’après midi, j’aime
courir, à jeun, c’est aussi une de mes raisons. Les autres, c’est simple, à cette heure tout le monde dort…

Où se trouve ton parcours préféré pour courir ?
Malheureusement pas ici, mes sur les plages de Martinique. Bon, je ne vais pas me plaindre, je suis à 15 min de la mer. Mais je n’aime pas prendre ma voiture pour aller sur mon lieu d’entrainement.

Tu préfères courir en club ou seule dans ton coin?
A 100% seule. Je réfléchis beaucoup lorsque je cours. Puis c’est un moment à moi, je ne suis pas compétitrice, donc je me bats contre moi même. Par contre, je ne cours jamais en musique.

Quel est ton plus grand souvenir de coureuse ?
Mon plus grand souvenir, ma Victoire, le podium lors de mon 1er et seul Marathon. Lorsque j’ai passé cette ligne d’arrivée, et que l’on t’acclame, même si cela m’était déjà arrivée sur d’autres courses, celle là c’était LA COURSE. Une revanche car j’ai effectué ce Marathon avec une côte cassée, et peu d’entraînement, et surtout pas de préparation spécifique.

Ta 1ère course c’était où et à quelle occasion?
Semi marathon de Fort de France, en Novembre 2006, j’étais enceinte de 3 mois, de ma fille, je l’ai fait en 2h, sous un soleil de plomb !

Tu fais d’autres sports?, si oui tu préfères quoi?
Oui, j’ai fait beaucoup de natation, mais j’ai arrêté depuis que je suis de retour en Métropole, sinon, du vélo d’appart l’hiver et VTT l’été. Et Tennis toutes les semaines 1h ou 2h avec mon mari.

As tu un modèle de sportif et pourquoi lui ou elle?
J’admire tous les sportifs, mais pas de modèle en particulier. Je pars du principe que c’est déjà fabuleux de pouvoir faire du sport, et qu’il faut en profiter. Après, on ne peut pas rester de marbre, devant des chronos fabuleux lors de marathon. Mais chacun son niveau.
Par contre, j’admire des sportifs, qui se donnent des défis de folies, ce n’est pas l’envie qui manque mais la façon, les idées.

As-tu un objet essentiel ou un porte bonheur ?
Non, pas de grigri… ce que j’aime c’est avoir au moins un membre de ma famille à l’arrivée, cela fait toujours du bien. C’est tout.

Un conseil pour ceux qui débutent ?
C’est dur d’en donner, s’accrocher, car les premières sorties sont très difficiles. On est vite décourager, prendre du plaisir, et s’avoir se dépasser. Il faut surtout je pense savoir pourquoi on court ? Ou pourquoi on veut s’y mettre ? Justement, j’ai
une amie, qui vient de me solliciter pour débuter, à mon petit niveau j’essaye de l’aiguiller, c’est chouette. Quel honneur. J’ai toujours rêvé d’être coach !!! dans une autre vie peut-être.

Quel est ton rêve ou la course mythique à laquelle tu rêves de participer et pourquoi ?
NY bien sûr, parce que c’est un marathon « populaire » et « mythique », j’adore cette ville, j’y suis allée tellement de fois, grâce à ma famille, qui travaillait dans l’aviation. Après j’aime les courses à but humanitaire. Je ne suis pas assez forte, pour la diagonale des fous, ou le marathon des sables, donc je reste raisonnable,
et j’avais un autre rêve un 100 km, et cela va se faire prochainement.

Quelle est ta performance dont tu es la plus fière?
Ma première place au Marathon du Lamentin. Un rêve qui s’est réalisé, même si je ne m’étais jamais imaginée monter sur la 1ère marche d’une telle distance.

Quel regard portes tu sur les courses d’aujourd’hui?
Je n’ai pas beaucoup de recul sur les courses en Métropole, je n’en compte que 5 depuis mon retour, plus de coureurs qu’en Martinique. Mieux organisées, c’est sûr, ensuite, le niveau des femmes ici est très haut, mais je m’y attendais, cela me laisse encore quelques belles places quand même. Par contre, beaucoup plus de choix de terrains, de distances. Plus chères aussi, évidemment. Je ne suis pas
encore tombée sur une course décevante. Le seul truc qui me dérange, c’est pour les derniers : c’est beau d’arriver 1er mais dernier c’est encore plus de mérite, et souvent on ne les voit pas, on en parle pas.

Que penses tu des courses exclusivement féminines?
Ce n’est pas mon truc, j’en ai fait, et j’avoue avoir été à chaque fois déçue. La dernière en date, date des « Foulées du gois » en Mai 2011, exclusivement féminine, et je trouve que les femmes se regardent, se comparent, s’épient, se critiquent… Il y a plus de haine, que de sport… des FEMMES en résumé.

Ton prochain objectif c’est quoi et où?
Cette année, je fais pas mal de courses, le semi de Marseille, le 25 Mars, puis le Marathon de Nantes le 15 Avril (2 dossards gagnés grâce à FB, merci encore), et surtout mon plus gros challenge, les 100 km de Vendée le 19/5, ou j’embarque mon Mari comme suiveur !!! Si j’ai encore un peu de punch après tout ça, je referai les foulées du Gois, mais juste pour le paysage mythique et parce que ma famille est là bas, en Juin. En espérant guérir de mes petites blessures et ne pas
en attraper d’autres avec tout ça.

Si tu ne courais pas, tu ferais quoi?
C’est une question qui est très dure, j’avoue ne pas savoir trop. Les fois ou je n’ai pu courir dû à des blessures ou des grossesses, cela a été catastrophique pour moi, et mon entourage (dur à vivre la dame !). J’ai toujours aimé le sport, donc j’imagine que j’aurai pu en trouver un autre qui me plairait autant. Je rêve des faire du triathlon, mais du coup il y aura toujours de la course.

La question qui tue :
La route ou les chemins?
En Martinique, c’était plus chemins, ici en Vendée, du moins par chez moi, c’est plus route. Mais j’aime les 2. Je varie au maximum, pour ne pas être trop à la traine lorsque je fais un trail ou un marathon… J’aime bien être « multitâche », cela me laisse plus d’opportunités. Mais je suis plus forte sur route quand même.