Un grand coureur mais aussi une référence, la preuve il était même sur l’affiche des 100Kms de Millau 2011!

Tout d’abord tu veux bien te présenter?

Je suis né le 20 Mai 1967 à Metz et je cours depuis 1979.

Pourquoi et depuis quand cours tu ?

Jusque là je jouais au football et un soir de grosse défaite, j’ai laissé tomber.
Une voisine qui pratiquait l’athlé à Vergèze m’a embarqué et j’ai tout de suite accroché.

Tu es un coureur d’expérience alors comment t’entraînes tu et comment choisis tu tes objectifs ?

Je m’entraîne quasiment tous les jours lorsque je ne suis pas blessé comme actuellement et je fais deux coupures d’environ 2-3 semaines après les gros objectifs en début d’année, je fais mon calendrier en choisissant un objectif de printemps et un objectif d’automne. Cela peut être un marathon ou un 100 bornes selon l’envie.

Qu’est ce que çà t’apportes de courir en Club ?

Je cours en club pour pouvoir faire les championnats et aux pompiers il y a des gars vraiment sympas qui sont devenus des amis et on a plaisir à courir ensemble.

Où se trouve ton parcours préféré pour courir ?

Des parcours j’en ai plein autour d’Aubais, dans la garrigue alors j’ai le choix mais en fait peu m’importe les parcours,c’est surtout le fait de courir qui me plait. Je peux me régaler pendant une heure ou plus sur mon tapis de course par exemple.

Quel est ton plus grand souvenir de coureur ?

Mon plus beau souvenir est ma victoire au cross Midi Libre à la Grande-Motte en 1991 car c’était la course régionale la plus importante et tous les régionaux se préparaient pour y briller.

Ta 1ère course c’était où et à quelle occasion?

Ma 1ére course c’était en 1979 à la Grande-Motte également, j’avais fait 5e en benjamins.

As tu un modèle de sportif et pourquoi lui ou elle?

Mon modèle de sportif c’est Emil Zatopek, un palmarès énorme et des prises de position courageuses en tant qu’être humain. La tête et les jambes, c’est rare.

As-tu un objet essentiel ou un porte bonheur ?

J’ai un tatouage de ce grand monsieur sur mon bras gauche et cela pourrait bien être mon porte-bonheur.

Un conseil pour ceux qui débutent ?

Un petit conseil aux débutant:ne pas brûler les étapes, se documenter et apprendre à se connaître.

Quel est ton rêve ou la course mythique à laquelle tu rêves de participer et pourquoi ?

Mon rêve est de courir un 100kms à mon niveau sans exploser en vol comme sur mes dernières tentatives.

Une course mythique que je ferai un jour : Les Comrades en Afrique du Sud : 89 kms et 15000 coureurs au départ.

Quelle est ta performance dont tu es le plus fier?

Ma meilleure performance est sans doute mon chrono sur semi : 1h 04 21 en 1995 à Auch.

La course à pied a beaucoup évolué depuis tes débuts, d’après toi qu’est ce qui a été positif et qu’est ce qui l’a été moins ?

Le positif dans l’évolution de notre sport et sans doute l’amélioration du matériel qui permet beaucoup plus de confort. Pour le négatif c’est la montée du dopage qui fausse tout.

Quelles seraient tes idées pour faire évoluer la pratique de la course à pied en France ?

Je suis pour de grosses sanctions pour les tricheurs et pour faire de la détection dans les cours d’école.

Ton prochain objectif c’est quoi et où?

Mon prochain objectif est de réussir à soigner mon tendon qui me stoppe depuis deux mois maintenant et ensuite de me remettre en condition. Pour les courses on verra après car là, je crains que l’année soit mal partie pour de grandes perfs, j’en saurais plus en fin de semaine car je vais consulter le docteur Bénézis Jeudi.

La question qui tue :

Tu as dit un jour, ce n’est pas normal qu’un « vieux » comme moi gagne encore des courses à mon âge, peux-tu développer ?

Je disais qu’un vieux comme moi qui gagne encore des courses ce n’est pas normal car je pense que le niveau baisse et quelque part ce n’est pas logique. Trop peu de jeunes viennent à notre sport car c’est un sport difficile et l’époque est plutôt au tout, tout de suite et sans trop d’efforts. C’est un constat et j’espère que ce n’est qu’un cycle et que bientôt les nouvelles générations s’apercevront que ce n’est pas devant la télévision et les ordinateurs que l’on apprend la vie.